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TARABOUT_NORCHACH

 

  

 




 

 

 

 Moulay Ali Chouhad a grandi dans un milieu familial poétique. Père, mère et sœurs tous manipulent l’art du verbe. Il est né en 1957 dans la région de Issaffen (Iberkak) dans l’Anti-Atlas entre Taroudant et Tata. Très peu d’années sur les bancs de l’école primaire du village : il passe plutôt son temps à imiter le son, le cri et les chants des animaux et des humains. Mais il a surtout aiguisé sa langue en se donnant dès son adolescence à l’art de la satire poétique, cet art tant pratiqué dans la région entre garçons et filles de son âge (sœurs et voisines). A l’âge de 13 ans, il a osé confronter par le vers d’autres poètes adultes durant les séances d’ahwach / dderst (poésie chantée et danse communale). Cet exercice de joute poétique, dangereux pour tout poète, lui a donné une confiance qui ne cessera de s’affirmer. Comme tout poète-chanteur de tradition orale, Moulay Ali a bien entendu fait travailler sa mémoire auditive en emmagasinant un répertoire de poètes classiques, tels Boubakr Aze’ri, Boubakr Anshad, Ahrouch…

En 1976, il fonde le groupe musical Izmaz à l’instar des autres groupes à la mode dans les années 70, comme Nass El Ghiwane, Ousman, Izenzarn. En 1979, il fonde Archach avec les jeunes de sa région – Issaffen – qui continue jusqu’à maintenant et de façon régulière depuis vingt ans, à enregistrer une cassette par an. La quasi totalité des poèmes chantés, que ce soit avec son groupe Archach ou seul, est de sa propre production (mis à part un poème de Moustawi et quelques poèmes d’Aze’ri, d’Anshad et de Sidi Hemmou). Quant à la musique, il lui arrive d’emprunter à Anshad, Doudder’ ou Lhajj Mohammad Amourague, ou même à Belaid, pour y chanter ses propres poèmes.

Il raconte que, en tant que garçon, il aimait bien chasser les oiseaux, les écureuils et autres animaux. Mais, ne sachant pas comment les attraper sans leur faire de mal, il s’est consacré, une fois adulte, à l’apiculture. Ainsi, Moulay Ali Chouhad nous livre doublement le miel, à travers le soin qu’il porte à ses ruches, et par sa propre langue

 

 

                                                       

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